myriam bouk moun dessin

PAROLES

Ne vous déplaise...

Le Chemin

 

Sème les éclats des rires doux sur ton chemin.
Ton chemin, inonde le bien de tes larmes
quand ton cœur est gros de peine ou de joie.

Il te faut paver ton chemin de ces choses
qu'on évoque à peine car c'est le plus fort de soi, le plus intense,
ça donne à ta route des tas de reliefs, des tas de détours
et le paysage est beau.

Flâne au printemps et prends le temps d'avoir le temps
pour les gens que, quand viendra l'hiver,
tu rêves de garder près de toi.

Flâne à l'automne, respire les derniers rayons qui s'attardent
et baignent ton cœur dans les souvenirs d'été.
Ton chemin, c'est tout ce qui te tient,
c'est ton espérance, la grande aventure de ta vie !
Et ton chemin est beau.

Le Groove


Chacun de nos pas donne
au hasard
un groove qui se danse.
C'est comme un sortilège qui
ensorcèle
les ombres qui se meuvent.

Le groove fait bouger le corps,
L'enfant déjà souvent se balance,
Les mots des langues ont chacun le leur,
Les sons du monde font chacun le leur,
Et tous les êtres entrent dans la danse,
Les battements du cœur en cadence,
Et chacun vit, et chacun va, et chacun sent en suivant
Les rythmes qui l'entourent.

Chacun de nos pas donne
au hasard
un groove qui se danse.
C'est comme un sortilège qui
ensorcèle
les ombres qui se meuvent.

Les Nuits Utérines

 

Le ventre fond de solitude,
Il est fécond par habitude,
Il est abscons, avide d'un magma livide
Dont il s'éprend en attendant.

Le magma bout d'incertitudes,
Il est à bout par habitude,
Il est l'assaut empli de ce monde nouveau
Qu'il voudrait voir jaillir des mères.

Sphère de lumière,
Le spectre de l'enfant,
Luit dans les nuits utérines.

Septembre

 

Il y a le ressac
des jours qui passent et se ressemblent,
le temps à prendre, les pluies froides de Septembre.

Il y a des choses si belles
que le regard se perd en elles
et c'est si beau que, pour un peu,

s'en est trop.

Quand le cœur est à prendre

et l'âme en cendres,
quand l'heure est si lente

que rien ne chante,
on voudrait un ami qui vous tient près de lui et vous dit : « Tout va bien, à jamais ».

Il y a les coups du sort,
les larmes, la peines, le monde en guerre ;
les nouvelles ne sont pas toujours bonnes.

Au jour le jour on s'en sort,
non sans peine, mais il n'y a guère
qu'un tunnel dont le bout vous questionne.

Quand le cœur est à prendre

et l'âme en cendres,
quand l'heure est si lente

que rien ne chante,
on voudrait un ami qui vous tient près de lui et vous dit : « Tout va bien, à jamais ».

 

Un Autre Mensonge


Encore un mensonge
chaque fois que vous ouvrez la bouche
c'est un flot de paroles
qui noient
la moindre vérité.

La confiance est fragile
et là c'est perdu d'avance
c'est sans retour.

Que croyez-vous que devînt notre amour ?
La sereine gloire des premiers jours...
C'était doux...

Mais dans mon cœur le froid s'installe.
Voyez, la flamme vacille :
j'ai laissé mourir le feu
à tout jamais, à tout jamais...
Vous m'avez fait tourner la page.

Faut il que je sois seule avec ou sans vous
quand la solitude me ramène, elle,
à mes propres mensonges ?

 

La Valse

 

Une valse et l'on déraisonne,
On se perd comme les chants résonnent.
Là le temps s'est arrêté,
En suspens, l'éternité !

Tout est coi, malgré les voix.
Tout est calme, on veut voir pourquoi
C'est figé qu'on se rapproche,
À distance qu'on s'accroche.

La valse avance en tempo,
On se glisse incognito
Qu'on est tout désemparé,
Mais la valse a commencé.

Les pas se croisent, on s'entrevoit,
On apprivoise un je-ne-sais-quoi,
On s'attarde à voir un peu
Si la peau peut prendre feu.

Dedans Dehors

 

 

 

 

 

 

 

Myriam Bouk Moun est l'autrice de tous les textes.

La Part du Roi

 

Chacun veut tout à soi le flambeau,
- Taillez, retaillez encore ! -
Pavaner le cœur bien haut.
Taillez, retaillez encore !

Satisfait d'avoir conquis si loin,
vous êtes déjà à demain
et ça s'éteint,
et ça vous est déjà moins...
Taillez, retaillez encore !

Chacun veut l'avoir.
Taillez, retaillez encore !
Toujours pouvoir.
Taillez, retaillez encore !

Satisfait, seulement pour un instant,
vous regardez droit devant,
puis avant même qu'il ne soit longtemps
taillez, retaillez encore !

Chacun veut toujours plus de douceur,
- Taillez, retaillez encore ! -
Davantage de baume au cœur.
Taillez, retaillez encore !

Satisfait d'avoir eu ce qu'il faut
sans avoir perdu de trop,
pour ne jamais vous sentir pris en défaut
taillez, retaillez encore !

L'Odeur


C'est comme une fleur dans ma mémoire,
celle au parfum des au-revoir.
Elle dure ce que dure l'espoir,
quand l'âme se plaît à surseoir.

L'air qui me vient quand on se respire
et me traverse jusqu'au sang,
à son plaisir t'emporte au creux de mon cœur.
Il dessine dans mes souvenirs,
qui tant persiste à s'évanouir,
une ombre floue, contour d'une aura de chair.

C'est comme une fleur dans ma mémoire,
Celle au parfum des au-revoir.
Elle dure ce que dure l'espoir,
Quand l'âme se plaît à surseoir.
Elle fane trop tôt et tôt ou tard
On se surprend à l'entrevoir.
Quelle chose étrange que la mémoire :
Elle n'en fait qu'à son bon vouloir !

L'air qui me vient quand on se respire
et me traverse jusqu'au sang,
à son plaisir t'emporte au creux de mon cœur.
Il dessine dans mes souvenirs,
qui tant persiste à s'évanouir,
une ombre floue, contour d'une aura de chair.
 

Mon Improbable Orient

 

Après la mer coincée entre deux terres,
Terre aride à la cime de l'eau,
Au parfum d'Afrique balkanique
Où l'Orient courtise des vérités oniriques.

Le Sud toujours plus lointain va fondre dans les glaces,
Moyennant ses extrêmes l'Orient a pris sa place
Et tourne autour du monde comme un mistral fou.
 

Sérénité


Serrés, ni terrorisés, ni transis,
Juste un semblant de sérénité, on remplit
De murmures, rires ou soupirs
Tout pour ne pas sentir
Ce silence aux abois.

Comme l'oubli est discret qui se cache,
qui s'efface et s'enfuit en secret...
Il est des jours où je meurs par amour !

Serrés, ni terrorisés, ni transis, mon Amour,
Serrés, ni terrorisés, ni transis, on s'épuise.